Plus que jamais, un grand nombre de nouveaux pédagogues restent sans emploi durant leur première année de carrière. Nombre de ceux qui enseignent sont sous-
employés, ce qui signifie qu’ils ne travaillent pas suffisamment en tant qu’enseignants.

C’est pourquoi ils sont de plus en plus nombreux à accepter un autre type de travail, surtout de façon provisoire, car ils demeurent résolus à faire carrière dans la
profession.

Parmi les diplômés anglophones de 2010 qui ont cherché un emploi en enseignement durant l’année scolaire 2010-2011, un sur trois a déclaré n’avoir eu aucun succès, n’ayant même pas réussi à obtenir des journées de suppléance.

L’étude de l’Ordre sur la transition à l’enseignement de 2011 précise également que près de la moitié des personnes qui ont trouvé un emploi en enseignement dans un conseil scolaire anglophone n’ont toutefois pas obtenu autant de travail qu’elles le souhaitaient.

De nombreux pédagogues francophones ressentent maintenant les effets d’un marché de l’emploi défavorable. En effet, après plusieurs années de forte demande, les pédagogues francophones ont signalé une baisse des débouchés cette année – et ce, pour une troisième année consécutive. Il est actuellement de plus en plus difficile pour un nouvel enseignant francophone de se trouver un emploi à temps plein en enseignement.

Moins de postes réguliers en enseignement sont maintenant disponibles pour les pédagogues francophones, lesquels comptent de plus en plus sur des contrats de remplacement à long terme au cours des premières années de leur carrière.

Le rétrécissement du marché touche les enseignants francophones de tous les cycles et de partout dans la province. Même si plus d’enseignants francophones décrochent un emploi permanent comparativement à leurs collègues anglophones, les nouveaux enseignants de langue française de l’Ontario ne sont plus aussi avancés que par les années précédentes.

Le taux de chômage des diplômés des programmes de formation à l’enseignement en français est passé de 14 % à 22 % en 2011. Dans le cas des personnes qui sont employées, le sous-emploi est passé de 28 % à 36 %. De plus, seulement une de ces personnes sur cinq a obtenu un emploi régulier en enseignement.

Les enseignants de français langue seconde ont eu plus de succès dans leur recherche d’un emploi régulier et peu d’entre eux sont en chômage. Par contre, un bon nombre doivent maintenant accepter un emploi à temps partiel durant la première année.

Malgré la difficulté de trouver un emploi dans cette situation difficile, la nouvelle génération d’enseignants francophones s’investit dans la poursuite d’une carrière à long terme. Environ neuf sur dix disent qu’ils enseigneront dans cinq ans. Ils ont suivi une formation à l’enseignement pour faire une différence dans la vie des élèves. Cela les motive à ne pas abandonner leur carrière en enseignement, et ce, même si nombre d’entre eux se retrouvent devant plusieurs années de sous-emploi.

L’étude sur la transition à l’enseignement des nouveaux pédagogues durant l’année scolaire 2010-2011 examine le succès de l’intégration professionnelle et l’expérience en enseignement des diplômés de 2000 à 2010 ainsi que des enseignants formés à l’extérieur de la province et agréés en Ontario en 2009 et en 2010. La version intégrale de cette étude est disponible sur le site Web de l’Ordre à www.oeeo.ca.
Photo : Les nouveaux pédagogues sont résolus à faire carrière en enseignement.