Fondée à Ottawa le 1er octobre 1988, l’Association des auteures et auteurs de l’Ontario français (AAOF) fêtera son 25e anniversaire en 2013.

Ayant comme mission d’œuvrer au développement et à la promotion de la littérature en Ontario français, l’AAOF regroupe des poètes, des nouvellistes, des dramaturges, des romancières et romanciers, des essayistes, des scénaristes, des journalistes de même que des artistes qui écrivent ou illustrent des livres pour enfants. 

L’organisme publie, trois fois par an, le bulletin Participe présent et met aussi à jour un répertoire de ses membres et de leurs œuvres, afin de les faire connaître du public. Comme l’explique son directeur général, Yves Turbide, l’Association veut « assurer et maintenir de façon continue l’évolution artistique dans le domaine de la littérature pour le bénéfice de la communauté francophone de
l’Ontario ».

L’automne prochain, M. Turbide confirme qu’il y aura un lancement des festivités du 25e anniversaire de l’AAOF lors du week-end de l’assemblée annuelle : « Je souhaiterais organiser une soirée spéciale reconnaissance le vendredi soir, une rencontre et un forum avec les membres le samedi matin et une activité de lecture en après-midi dans divers endroits à Ottawa.

En soirée, de la poésie à micro ouvert et un spectacle clôtureraient une journée bien remplie. Puis le dimanche, l’assemblée annuelle. Nous lancerons définitivement le nouveau site Internet, un numéro spécial de notre bulletin Participe présent et des œuvres qui émaneront de certains projets vers la mi-septembre.

Dans le cadre de l’année du 25e, l’organisme voudrait instaurer un mode de consultation régionale (Toronto, Sudbury, Ottawa) avec les membres de sorte qu’ils puissent en tirer les grandes lignes des enjeux provinciaux du secteur littéraire.
« Ce qui nous permettrait par la suite de développer un plan d’action pour mieux répondre aux besoins des membres sur l’ensemble du territoire, confirme le directeur général. Nous aimerions aussi créer des moments en des lieux où les auteurs et le public pourraient se rencontrer en marge des salons du livre. Les auteurs pourraient créer en direct une partie d’un roman déjà en cours, une nouvelle ou un récit, avec ou sans interaction du public, et vraiment faire en sorte que le public puisse le temps d’un après-midi être témoin du travail de l’auteur. À la fin de la journée, ces ouvrages seraient imprimés, signés par les auteurs et mis à l’encan. »

La Table de concertation du livre franco-ontarien, qui regroupe depuis 2007 les joueurs clés de l’industrie du livre en Ontario français, a dévoilé en 2011 une étude intitulée La chaîne du livre en Ontario français : un état des lieux. Cette étude dresse une vue d’ensemble du marché du livre en Ontario français et se veut un outil de réflexion en vue de l’élaboration d’une politique du livre et de la lecture en français dans la province.

« Cette politique du livre, qui se déclinerait en trois principaux volets, permettrait d’avoir des politiques d’achat claires, c’est-à-dire une obligation pour la Province d’acheter par exemple tous ses livres francophones dédiés au secteur scolaire chez des libraires franco-ontariens qui auraient reçu l’accréditation nécessaire; l’établissement d’une formation sur la littérature franco-ontarienne qui serait offerte aux bibliothécaires des bibliothèques scolaires et publiques, ainsi qu’aux futurs enseignants; un meilleur appui pour les auteurs et les maisons d’édition, pour la création et la diffusion des œuvres, comprenant un financement consacré exclusivement à l’achat d’ouvrages franco-ontariens et un financement accru pour les activités littéraires franco-ontariennes dans les bibliothèques publiques et scolaires. Cela devra se faire petit à petit, une pierre à la fois, sans brusquer personne, mais tout en faisant valoir notre point de vue pour que les décideurs comprennent les enjeux qui sont importants pour l’industrie littéraire franco-ontarienne », indique Yves Turbide.

Son souhait pour 2013 : « que l’Association soit en mesure d’appuyer ses auteurs avec des programmes davantage ciblés sur les besoins de l’ensemble des membres, où qu’ils soient en Ontario ».

Photo : Yves Turbide.