{"id":633,"date":"2014-03-03T01:41:00","date_gmt":"2014-03-03T01:41:00","guid":{"rendered":"http:\/\/bonjourontario.com\/?p=633"},"modified":"2023-04-21T01:42:59","modified_gmt":"2023-04-21T01:42:59","slug":"ou-vont-les-diplomes-francophones-en-journalisme","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/bonjourontario.ca\/?p=633","title":{"rendered":"O\u00f9 vont les dipl\u00f4m\u00e9s francophones en journalisme?"},"content":{"rendered":"\n<p>Un rapport confidentiel, cit\u00e9 le 17 f\u00e9vrier par Le Droit, rappelle l\u2019origine probl\u00e9matique du bac de l\u2019Universit\u00e9 d\u2019Ottawa (UdO). Selon le Comit\u00e9 consultatif des Programmes conjoints de journalisme du D\u00e9partement de communications, le bac a \u00e9t\u00e9 lanc\u00e9 \u00e0 condition de n\u2019engager aucun fonds additionnel.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab Ce qui impliquait de ne pas cr\u00e9er de nouveaux cours, affirme le Comit\u00e9, et de ne pas investir de fa\u00e7on significative. \u00bb Les programmes bilingues sont un amalgame de cours de communications, litt\u00e9rature, science politique et m\u00e9dias. L\u2019UdO a suspendu les inscriptions en 2013 apr\u00e8s le d\u00e9p\u00f4t d\u2019un rapport tr\u00e8s critique de la formation offerte.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab Pour les francophones hors Qu\u00e9bec, croit le Comit\u00e9, il s\u2019agit du seul programme universitaire de journalisme qui r\u00e9pond aux besoins des m\u00e9dias francophones. \u00bb Mais le programme d\u2019Ottawa n\u2019est pas unique et ne r\u00e9pondrait pas aux besoins.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab Au cours des deux derni\u00e8res d\u00e9cennies, nous avons vu passer des dizaines de journalistes dans nos quatre hebdos, signale un \u00e9diteur du sud de l\u2019Ontario, Denis Poirier. Je ne me souviens pas d\u2019en avoir embauch\u00e9 un seul du programme d\u2019Ottawa. O\u00f9 vont ces dipl\u00f4m\u00e9s? S\u00fbrement pas dans la francophonie hors Qu\u00e9bec. \u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>Le directeur g\u00e9n\u00e9ral de trois hebdos francophones dans l\u2019Est ontarien, Roger Duplantie, est d\u2019accord. \u00ab J\u2019en ai embauch\u00e9s qui avaient un bac, mais \u00e0 ma connaissance, personne d\u2019Ottawa, pr\u00e9cise-t-il. Les journalistes nous viennent de La Cit\u00e9 coll\u00e9giale ou du Qu\u00e9bec. On a aussi re\u00e7u des Fran\u00e7ais qui arrivaient avec un permis de travail. \u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>M\u00eame son de cloche du quotidien francophone de l\u2019Atlantique, l\u2019Acadie Nouvelle. \u00ab Ce programme ne nous a pas permis de trouver des employ\u00e9s, pr\u00e9cise l\u2019\u00e9diteur et directeur g\u00e9n\u00e9ral, Francis Sonier. On a un journaliste franco-ontarien, mais il n\u2019a pas \u00e9tudi\u00e9 \u00e0 Ottawa. La plupart ont une formation de l\u2019Universit\u00e9 de Moncton, et pas tous en journalisme. Certains viennent du programme d\u2019art et technologies des m\u00e9dias du C\u00c9GEP de Jonqui\u00e8re (Qu\u00e9bec). D\u2019autres sont d\u2019origine europ\u00e9enne. \u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>Le programme de Moncton est un bac de quatre ans avec une sp\u00e9cialisation en information et en communication. \u00ab Le programme a pris du galon, souligne M. Sonier, il produit une dizaine de dipl\u00f4m\u00e9s par ann\u00e9e. Il reste qu\u2019on peine \u00e0 trouver des gens. On a un poste ouvert depuis deux ans qui n\u2019est toujours pas combl\u00e9. \u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019\u00e9diteur Denis Poirier rench\u00e9rit. \u00ab Nous avons une p\u00e9nurie de journalistes dans les hebdos francophones et aucun finissant d\u2019Ottawa ne r\u00e9pond \u00e0 nos offres d\u2019emploi. Peut-\u00eatre que le programme est trop orient\u00e9 vers le Qu\u00e9bec. Les \u00e9tudiants ne connaissent pas nos m\u00e9dias et ne comprennent pas le potentiel qu\u2019ils auraient \u00e0 venir travailler chez nous. \u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>Un programme d\u2019\u00e9tudes journalistiques est aussi offert \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 de Sudbury. \u00ab On n\u2019a pas cr\u00e9\u00e9 de nouveaux cours, admet le professeur Os\u00e9e Kamga, qui a pilot\u00e9 une r\u00e9forme en 2012. On met l\u2019accent sur la pratique du m\u00e9tier. Nos \u00e9tudiants doivent faire 200 heures de stage. De plus en plus, nos charg\u00e9s de cours sont des professionnels, comme le r\u00e9dacteur en chef du journal Le Voyageur. \u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab Le programme d\u2019Ottawa n\u00e9cessite une r\u00e9forme majeure, insiste Denis Poirier. J\u2019esp\u00e8re voir des ressources suppl\u00e9mentaires pour offrir des stages obligatoires en milieu minoritaire. \u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>Des \u00ab solutions minimales incontournables \u00bb ont \u00e9t\u00e9 formul\u00e9es dans le rapport interne du D\u00e9partement de communications : une exp\u00e9rience dans les m\u00e9dias \u00e9tudiants ou communautaires et un cours th\u00e9orique en journalisme. L\u2019APF n\u2019a pas r\u00e9ussi \u00e0 obtenir de commentaires de l\u2019UdO sur l\u2019avenir du programme.<\/p>\n\n\n\n<p>Francis Sonier exprime une autre pr\u00e9occupation. \u00ab Je suis surpris qu\u2019Ottawa n\u2019accorde pas davantage de priorit\u00e9 au journalisme. Il me semble que c\u2019est important pour la francophonie et pour la d\u00e9mocratie. Les journalistes sont une denr\u00e9e rare et ils sont en demande. Il n\u2019y a pas assez d\u2019effort pour les former. \u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>Photo : Denis Poirier<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Un rapport confidentiel, cit\u00e9 le 17 f\u00e9vrier par Le Droit, rappelle l\u2019origine probl\u00e9matique du bac de l\u2019Universit\u00e9 d\u2019Ottawa (UdO). 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