{"id":639,"date":"2014-02-20T01:44:00","date_gmt":"2014-02-20T01:44:00","guid":{"rendered":"http:\/\/bonjourontario.com\/?p=639"},"modified":"2023-04-21T01:45:32","modified_gmt":"2023-04-21T01:45:32","slug":"le-chemin-de-fer-clandestin","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/bonjourontario.ca\/?p=639","title":{"rendered":"Le chemin de fer clandestin"},"content":{"rendered":"\n<p>Les abolitionnistes du Haut-Canada \u00e9taient aussi impliqu\u00e9s dans une r\u00e9sistance plus secr\u00e8te \u00e0 l\u2019esclavage en Am\u00e9rique du Nord : le chemin de fer clandestin. Au milieu du XIXe si\u00e8cle, le chemin de fer clandestin avait \u00e9t\u00e9 d\u00e9velopp\u00e9 par les abolitionnistes et les Quakers sympathisants afin de faciliter la fuite des esclaves noirs depuis le sud des \u00c9tats-Unis vers le Canada. Le chemin de fer clandestin n\u2019\u00e9tait pas un chemin de fer et n\u2019\u00e9tait pas souterrain, comme le laisse entendre son \u00e9quivalent anglais \u00ab Underground Railroad \u00bb. Il s\u2019agissait d\u2019un r\u00e9seau de voies d\u2019\u00e9vasion construit de mani\u00e8re peu structur\u00e9e qui commen\u00e7ait dans le sud des \u00c9tats-Unis, poursuivait son chemin vers le Nord moins esclavagiste et s\u2019\u00e9tendait enfin jusqu\u2019au Canada.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019une de ses caract\u00e9ristiques les plus fascinantes \u00e9tait son manque d\u2019organisation formelle. Le syst\u00e8me fonctionnait en grande partie gr\u00e2ce \u00e0 la coop\u00e9ration et \u00e0 la confiance entre plusieurs groupes religieux et ethniques qui d\u00e9pla\u00e7aient les \u00ab chercheurs de libert\u00e9 \u00bb vers le Canada \u00e0 travers un r\u00e9seau extr\u00eamement&nbsp;secret.<\/p>\n\n\n\n<p>Mais le voyage vers la libert\u00e9 n\u2019\u00e9tait pas un long fleuve tranquille. Les esclaves voyageaient en diligence, en train, sur l\u2019eau et parcouraient bien souvent des centaines de milles terrestres \u00e0 pied, avec tr\u00e8s peu de nourriture. Leur voyage \u00e9tant tr\u00e8s risqu\u00e9, ils se d\u00e9pla\u00e7aient souvent la nuit et se cachaient dans les marais et les bois la journ\u00e9e pour ne pas \u00eatre captur\u00e9s. M\u00eame s\u2019ils n\u2019avaient re\u00e7u aucune \u00e9ducation, les \u00ab chercheurs de libert\u00e9 \u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>surent d\u00e9velopper un mode de communication sophistiqu\u00e9, avec des messages et des instructions cach\u00e9s dans des chansons spirituelles ou encore des mots de passe et des signaux secrets, guidant ainsi plus de 30 000 personnes en lieu s\u00fbr, au Canada.<\/p>\n\n\n\n<p>Une fois install\u00e9es en toute s\u00e9curit\u00e9 au Canada, de nombreuses personnes risquaient leur vie en retournant aux \u00c9tats-Unis pour aider leurs fr\u00e8res et s\u0153urs \u00e0 trouver la libert\u00e9 au Canada. Harriet Tubman \u00e9tait l\u2019une d\u2019entre elles. N\u00e9e en 1820, Harriet Tubman \u00e9chappa \u00e0 sa condition d\u2019esclave alors qu\u2019elle \u00e9tait une jeune femme et emm\u00e9nagea en 1851 \u00e0 St. Catharines, en Ontario. Guide du chemin de fer clandestin, elle retourna 19 fois aux \u00c9tats-Unis, mettant en danger sa propre libert\u00e9 pour aider d\u2019autres personnes \u00e0 fuir au Canada.<\/p>\n\n\n\n<p>Photo :&nbsp;Le monument Battle Creek Underground Railroad \u00e0 D\u00e9troit<\/p>\n\n\n\n<p>Source et photo : Fiducie du patrimoine ontarien<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les abolitionnistes du Haut-Canada \u00e9taient aussi impliqu\u00e9s dans une r\u00e9sistance plus secr\u00e8te \u00e0 l\u2019esclavage en Am\u00e9rique du Nord : le chemin de fer clandestin. 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