{"id":751,"date":"2023-10-04T21:19:29","date_gmt":"2023-10-04T21:19:29","guid":{"rendered":"https:\/\/bonjourontario.ca\/?p=751"},"modified":"2023-12-14T21:21:02","modified_gmt":"2023-12-14T21:21:02","slug":"les-determinants-sociaux-de-la-sante-sont-au-coeur-des-discussions-a-hamilton","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/bonjourontario.ca\/?p=751","title":{"rendered":"Les d\u00e9terminants sociaux de la sant\u00e9 sont au c\u0153ur des discussions \u00e0 Hamilton"},"content":{"rendered":"\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Richard Caumartin<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Lors du troisi\u00e8me d\u00eener-r\u00e9seautage francophone \u00e0 Hamilton, le public \u00e9tait invit\u00e9 au restaurant The Diplomat, le 4&nbsp;octobre, pour participer \u00e0 une discussion ayant pour th\u00e8me \u00ab&nbsp;Les d\u00e9terminants sociaux de la sant\u00e9&nbsp;: bien-\u00eatre mental et physique&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Anim\u00e9 par Rudy Chabannes, le panel \u00e9tait compos\u00e9 de Caroline Amatte\u00a0(fondatrice et directrice du centre de bien-\u00eatre OHA Wellness), Annie Boucher\u00a0(directrice g\u00e9n\u00e9rale de l\u2019Entit\u00e9\u00a02) et Yann Vivette Tsobgni\u00a0(militante pour la promotion de la sant\u00e9 mentale au sein des communaut\u00e9s noires africaines).<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Au cours de la rencontre, les sujets abord\u00e9s \u00e9taient les facteurs socio-\u00e9conomiques susceptibles d\u2019affecter le bien-\u00eatre, les enjeux li\u00e9s \u00e0 l\u2019acc\u00e8s aux services de soins de sant\u00e9 en fran\u00e7ais et les ressources disponibles pour les francophones, ainsi que la d\u00e9stigmatisation des pr\u00e9jug\u00e9s autour de la sant\u00e9 mentale.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">\u00ab&nbsp;La difficult\u00e9 au niveau des besoins en services de sant\u00e9 en fran\u00e7ais s\u2019explique de diff\u00e9rentes fa\u00e7ons. Non seulement les immigrants form\u00e9s dans le domaine ne peuvent pas pratiquer leur profession en arrivant au Canada, mais ils ont de grands besoins \u00e0 combler dans le secteur de la sant\u00e9, explique Annie Boucher.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">\u00ab&nbsp;Nous avons eu souvent cette discussion et c\u2019est la solution la plus rapide pour avoir acc\u00e8s \u00e0 des services de sant\u00e9 avec des personnes qui sont form\u00e9es et comp\u00e9tentes. C\u2019est s\u00fbr qu\u2019il y a des manques de connaissances \u00e0 combler, mais il reste que c\u2019est la fa\u00e7on la plus rapide d\u2019avoir acc\u00e8s \u00e0 un bassin de gens qui pourraient remplir ce r\u00f4le et nous sortir un peu de ce p\u00e9trin du manque de ressources humaines en sant\u00e9.&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le syst\u00e8me canadien met des barri\u00e8res qui ne permettent pas une transition aussi simple et, selon Mme&nbsp;Boucher, ce sont les ordres de professionnels qui les mettent en place. \u00ab&nbsp;Il y en a une cinquantaine et c\u2019est difficile au niveau syst\u00e9mique de r\u00e9gler cela. Il y a l\u2019Ordre des infirmi\u00e8res et l\u2019Ordre des m\u00e9decins, par exemple, qui ont tous un r\u00f4le \u00e0 jouer&nbsp;\u00bb, ajoute-t-elle.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">\u00ab&nbsp;Le probl\u00e8me est que l\u2019on arrive ici et \u00e7a ne se passe pas du tout comme on avait pr\u00e9vu. On a un projet d\u2019immigration et on se d\u00e9sillusionne rapidement, ajoute Caroline Amatte. Pour ma part, je l\u2019ai v\u00e9cu aussi. J\u2019ai une ma\u00eetrise en gestion des \u00e9tablissements hospitaliers et m\u00e9dico-sociaux. J\u2019ai voulu exercer en arrivant ici et l\u00e0, la douche froide. C\u2019est tr\u00e8s difficile d\u2019entrer dans le milieu hospitalier quand on n\u2019est pas de la r\u00e9gion. Je pense qu\u2019il faudrait mieux informer et sensibiliser les personnes qui ont des projets immigrants&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le logement est aussi un facteur important qui ajoute \u00e0 la probl\u00e9matique du nouvel arrivant. \u00ab&nbsp;Moi, par exemple, je vis \u00e0 Toronto et les logements sont extr\u00eamement chers, avoue Yann Vivette Tsobgni. Les familles qui arrivent ne savent pas o\u00f9 se loger. Elles n\u2019ont pas d\u2019emploi et, pour trouver un logement le moins cher possible, il faut chercher \u00e0 l\u2019ext\u00e9rieur de la ville, ce qui n\u2019aide pas le nouvel arrivant \u00e0 la recherche d\u2019un emploi \u00e0 Toronto.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">\u00ab&nbsp;De plus, les propri\u00e9taires te demandent des copies de ch\u00e8ques de paie et un historique que tu n\u2019as pas. Et pour l\u2019emploi, on exige de l\u2019exp\u00e9rience canadienne. Mais si vous ne m\u2019en donnez pas, o\u00f9 devrais-je en trouver? C\u2019est beaucoup de stress et la question du logement devient centrale dans un pays o\u00f9 il fait froid six mois par ann\u00e9e. Pour les gens qui arrivent d\u2019Afrique, le choc est tr\u00e8s grand!&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">De l\u00e0, toute la question du bien-\u00eatre et de la sant\u00e9 mentale chez les nouveaux arrivants, les obstacles auxquels ils sont confront\u00e9s n\u2019aident en rien leur int\u00e9gration au syst\u00e8me canadien. Les intervenants cherchent toujours des pistes de solution, mais c\u2019est un d\u00e9fi qui se vit sur le terrain, au quotidien.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Photo<\/strong> <strong>: <\/strong>De gauche \u00e0 droite\u00a0: l\u2019animateur Rudy Chabannes, Yann Vivette Tsobgni, Caroline Amatte et Annie Boucher<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Richard Caumartin Lors du troisi\u00e8me d\u00eener-r\u00e9seautage francophone \u00e0 Hamilton, le public \u00e9tait invit\u00e9 au restaurant The Diplomat, le 4&nbsp;octobre, pour participer \u00e0 une discussion ayant pour th\u00e8me \u00ab&nbsp;Les d\u00e9terminants sociaux de la sant\u00e9&nbsp;: bien-\u00eatre mental et physique&nbsp;\u00bb. 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