{"id":789,"date":"2024-01-30T20:30:22","date_gmt":"2024-01-30T20:30:22","guid":{"rendered":"https:\/\/bonjourontario.ca\/?p=789"},"modified":"2024-01-30T20:30:23","modified_gmt":"2024-01-30T20:30:23","slug":"nataly-farha-donne-une-seconde-vie-aux-meubles-usages","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/bonjourontario.ca\/?p=789","title":{"rendered":"Nataly Farha donne une seconde vie aux meubles usag\u00e9s"},"content":{"rendered":"\n<p><strong>Richard Caumartin<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Les immigrants francophones apportent non seulement du soutien au march\u00e9 de l\u2019emploi bilingue, mais aussi des talents uniques \u00e0 leur culture et \u00e0 leur exp\u00e9rience de vie. C\u2019est le cas de Nataly Farha, immigrante libanaise que <em>Le M\u00e9tropolitain<\/em> a rencontr\u00e9 en novembre dernier lors du banquet des paroisses Saint-Louis-de-France et Saint-Fr\u00e8re-Andr\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Arriv\u00e9e au Canada en septembre&nbsp;2021, Mme&nbsp;Farha y poursuit sa passion de recycler les vieux meubles et leur redonner une identit\u00e9. Dans son pays natal, elle \u00e9tait d\u00e9coratrice d\u2019int\u00e9rieur.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Quand j\u2019\u00e9tais au Liban, j\u2019ai commenc\u00e9 \u00e0 me servir de ma sensibilit\u00e9 artistique et de ma cr\u00e9ativit\u00e9 pour redonner vie \u00e0 de vieux meubles dont les gens voulaient conserver la m\u00e9moire, raconte-t-elle. Lorsqu\u2019un de vos proches meurt, vous sentez que le seul lien qui vous reste avec cette personne est la chaise sur laquelle elle s\u2019assoyait, la commode dans laquelle elle rangeait ses v\u00eatements et lorsque vous en ouvrez le tiroir, vous pouvez encore sentir son odeur. Alors quand ils meurent, vous vous accrochez \u00e0 ces souvenirs&nbsp;\u00bb, explique Mme&nbsp;Farha.<\/p>\n\n\n\n<p>En entrevue, elle a racont\u00e9 avoir trouv\u00e9 une petite table de nuit qui n\u2019appartenait \u00e0 personne mais elle la trouvait belle, alors elle l\u2019a emport\u00e9e. Cette table avait deux niveaux et, sur celui du haut, il y avait une grande et ronde br\u00fblure noire. En enlevant le tiroir pour le nettoyer et le peindre, elle y a trouv\u00e9 de vieux papiers jaunis.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Je ne comprenais pas ce qui \u00e9tait \u00e9crit. Je me suis inform\u00e9e et c\u2019\u00e9tait de l\u2019arm\u00e9nien. Il y avait cinq feuilles que je poss\u00e8de encore et lorsque j\u2019ai demand\u00e9 \u00e0 un Arm\u00e9nien de traduire le document, il m\u2019a dit qu\u2019il s\u2019agissait de pri\u00e8res de deuil datant de la guerre civile au Liban en&nbsp;1975 ou en&nbsp;1989. J\u2019ai alors figur\u00e9 que le cercle noir \u00e9tait probablement d\u00fb \u00e0 une chandelle br\u00fbl\u00e9e&nbsp;\u00bb, indique-t-elle. &nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>M\u00eame si elle ne conna\u00eet pas l\u2019historique de chaque meuble auquel elle redonne vie, Mme Farha trouve toujours des indices qui l\u2019inspirent et lui donnent comme objectif de trouver une nouvelle demeure pour la pi\u00e8ce de mobilier en bois.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Je ne vois pas ces vieux meubles comme des objets mais plut\u00f4t comme des fa\u00e7ons de pr\u00e9server la m\u00e9moire d\u2019une personne d\u00e9c\u00e9d\u00e9e. Je suis heureuse du fait que chaque fois que je travaille sur un nouveau morceau, il se vend. Je ne travaille pas d\u2019une mani\u00e8re commerciale, chaque morceau est unique&nbsp;\u00bb, insiste Nataly Farha qui habite aujourd\u2019hui la r\u00e9gion de York.<\/p>\n\n\n\n<p>Par le biais de son art, elle a rencontr\u00e9 beaucoup de gens et chacune de ces rencontres fait partie de l\u2019histoire qu\u2019elle essaie de perp\u00e9tuer en r\u00e9novant ces vieux meubles. Par exemple, elle a partag\u00e9 les pri\u00e8res arm\u00e9niennes avec la personne qui a achet\u00e9 la table de nuit.<\/p>\n\n\n\n<p>Son travail n\u2019est pas simplement orient\u00e9 sur la restauration de vieux articles, mais aussi autour des personnes qu\u2019elle rencontre et avec qui elle partage une partie de son \u00e2me. \u00ab&nbsp;Les gens me reprochent de ne pas \u00eatre assez visibles sur les m\u00e9dias sociaux ou de ne pas faire assez de publicit\u00e9. Quand je peins, je suis ailleurs. Je me concentre sur les sentiments, les vibrations que je ressens pour chacune de mes \u0153uvres. C\u2019est un processus n\u00e9cessaire pour moi&nbsp;\u00bb, ajoute l\u2019artiste libanaise.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Le bois est un mat\u00e9riel vivant. Si vous le traitez avec respect, il vous le rend bien. Le bois respire, sous toutes formes de climats, et m\u00eame apr\u00e8s l\u2019avoir s\u00e9par\u00e9 de son tronc pour en faire un meuble, il vit toujours. C\u2019est primordial pour moi de sauver ces pi\u00e8ces de bois et les faire revivre dans une nouvelle famille. L\u2019argent n\u2019est pas tout dans la vie, j\u2019aime mieux prendre un profit moindre et m\u2019assurer que les clients qui ach\u00e8tent l\u2019une de mes pi\u00e8ces repartent heureux&nbsp;\u00bb, conclut-elle.<\/p>\n\n\n\n<p>Les \u0153uvres de Nataly Farha sont uniques, originales et disponibles sur son site internet craftedtreasuresbynataly.com ou sur Facebook.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Photo<\/strong> <strong>:<\/strong> Originaire du Liban, Nataly Farha redonne vie \u00e0 de vieux meubles.<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Richard Caumartin Les immigrants francophones apportent non seulement du soutien au march\u00e9 de l\u2019emploi bilingue, mais aussi des talents uniques \u00e0 leur culture et \u00e0 leur exp\u00e9rience de vie. C\u2019est le cas de Nataly Farha, immigrante libanaise que Le M\u00e9tropolitain a rencontr\u00e9 en novembre dernier lors du banquet des paroisses Saint-Louis-de-France et Saint-Fr\u00e8re-Andr\u00e9. Arriv\u00e9e au [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":790,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"tdm_status":"","tdm_grid_status":"","footnotes":""},"categories":[1],"tags":[],"class_list":{"0":"post-789","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-uncategorized"},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/bonjourontario.ca\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/789","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/bonjourontario.ca\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/bonjourontario.ca\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/bonjourontario.ca\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/bonjourontario.ca\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=789"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/bonjourontario.ca\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/789\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":791,"href":"https:\/\/bonjourontario.ca\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/789\/revisions\/791"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/bonjourontario.ca\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/790"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/bonjourontario.ca\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=789"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/bonjourontario.ca\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=789"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/bonjourontario.ca\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=789"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}