Alexia Grousson
La sécurité sanitaire des aliments est un domaine à la fois passionnant et essentiel pour la santé et le bien-être de tous. C’est cette conviction qui m’a conduite à en faire le cœur de mon parcours universitaire. Au cours de ces années de formation, j’ai pris conscience de l’importance de cette thématique qui touche l’ensemble de la population. La sécurité des aliments est une responsabilité collective : chacun a un rôle à jouer pour rendre notre alimentation plus sûre.
C’est dans cet esprit que s’inscrit la Journée internationale de la sécurité sanitaire des aliments, célébrée chaque année le 7 juin. Créée pour sensibiliser le public à l’importance de l’innocuité alimentaire et à la prévention des maladies d’origine alimentaire, elle souligne un enjeu majeur de santé publique. Pour 2026, le thème retenu, Du fardeau aux solutions – un accès universel à des aliments sûrs, prouve la nécessité de transformer les défis sanitaires en actions concrètes afin de garantir une alimentation sûre pour tous.
L’origine de cette journée remonte à 2016, lorsque la Commission du Codex Alimentarius a proposé la création d’une journée mondiale consacrée à la sécurité sanitaire des aliments. Soutenue par l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture et l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), l’initiative a été officialisée en 2018 par l’Assemblée générale des Nations Unies. La première célébration mondiale a eu lieu le 7 juin 2019.
Cette mobilisation internationale répond à une réalité alarmante. Chaque année, plus de 600 millions de personnes tombent malades après avoir consommé des aliments contaminés par des bactéries, des virus, des parasites ou des substances chimiques. Ces maladies causent environ 420 000 décès dans le monde. Souvent invisibles à l’œil nu, les contaminations alimentaires peuvent entraîner des conséquences graves, particulièrement chez les populations les plus vulnérables, notamment les jeunes enfants et les personnes vivant dans des situations précaires.
Garantir la sécurité sanitaire des aliments exige une vigilance à chaque étape de la chaîne alimentaire, de la production à la consommation. Le stockage, le transport, la transformation, la distribution et la préparation des aliments doivent respecter des normes rigoureuses afin de limiter les risques de contamination. Les producteurs, les transformateurs, les distributeurs, les autorités publiques et les consommateurs partagent ainsi une responsabilité commune dans la protection de la santé publique.
Au Canada, la ministre de la Santé, Marjorie Michel, a rappelé dans un communiqué l’importance de cet engagement collectif. Elle souligne que le système canadien de salubrité alimentaire figure parmi les plus performants au monde grâce à une approche fondée sur la science, la collaboration et l’amélioration continue. Tandis que Santé Canada établit les normes de protection de la santé, l’Agence canadienne d’inspection des aliments veille à leur application par des inspections, des analyses et des activités de surveillance à travers l’ensemble du système alimentaire, y compris pour les produits importés.
Au-delà des mécanismes de contrôle mis en place par les autorités, chacun peut agir à son échelle en adoptant des pratiques simples recommandées par l’OMS : maintenir une bonne hygiène, séparer les aliments crus des aliments cuits, assurer une cuisson adéquate, conserver les aliments à des températures sécuritaires et utiliser de l’eau ainsi que des produits sains. Ces gestes quotidiens contribuent directement à la protection de la santé individuelle et collective.
Dans un monde où les chaînes d’approvisionnement sont de plus en plus complexes, garantir la sécurité sanitaire des aliments demeure un défi collectif. Chaque geste compte pour prévenir les risques et construire un système alimentaire plus sûr, plus résilient et plus équitable.
Photo (pexels)







