Alexia Grousson
La fête des Mères, aujourd’hui célébrée dans de nombreux pays à travers le monde, trouve ses origines dans un mélange d’influences antiques, religieuses et modernes qui ont progressivement façonné sa forme actuelle.
Dès l’Antiquité, certaines civilisations rendaient hommage à la maternité à travers des célébrations dédiées à des figures divines. En Grèce ancienne, des festivités étaient organisées en l’honneur de divinités mères telles que Rhéa, associée à la naissance des dieux de l’Olympe. Dans la Rome antique, des cérémonies célébraient la déesse Cybèle, au cours de processions et de rituels festifs centrés sur la fertilité et la fécondité.
Au Moyen Âge, en Angleterre, cette tradition a évolué sous une forme chrétienne connue sous le nom de Mothering Sunday, observée le quatrième dimanche du Carême. À cette occasion, les fidèles retournaient à leur église d’origine, rendaient visite à leur famille et offraient des présents à leur mère. Cette pratique constitue l’un des fondements historiques de la célébration moderne en contexte anglophone.
La fête des Mères telle qu’on la connaît maintenant s’est toutefois principalement développée en Amérique du Nord au début du 20e siècle. L’activisme d’Ann Reeves Jarvis, engagée pour l’amélioration des conditions de vie des femmes, a inspiré sa fille Anna Jarvis à promouvoir la création d’une journée dédiée à toutes les mamans, afin de souligner leur rôle central dans la famille et la société. Cette initiative aboutit à la première célébration officielle en 1908 en Virginie, avant que le président Woodrow Wilson ne consacre en 1914, le deuxième dimanche de mai comme journée nationale de la fête des Mères aux États-Unis.
Cette tradition s’est ensuite diffusée à l’échelle internationale, avec des adaptations propres à chaque pays. Au Canada, la célébration suit directement le modèle américain et a lieu chaque année le deuxième dimanche de mai. Elle perpétue ainsi une tradition désormais ancrée dans de nombreuses cultures, tout en conservant une portée essentiellement familiale et symbolique.
L’organisme Sofifran, situé dans la région du Niagara, a pour mission de soutenir l’intégration des femmes et familles francophones immigrantes dans la société canadienne, grâce à des services sociaux, éducatifs et culturels. Dans cette continuité, le 10 mai, une célébration spéciale pour les mamans a eu lieu à la paroisse Sacré-Coeur de Welland. Au programme : potluck, musique et une causerie sur les finances avec Arnelle Tchako. Les femmes sont reparties avec un sac rempli de petites attentions.
« Parmi les témoignages reçus, une des participantes a partagé combien elle avait apprécié l’activité. Elle a aussi souligné avoir appris beaucoup de nouvelles informations lors de la causerie, particulièrement concernant l’assurance handicap. Les enfants ont également passé un merveilleux moment en famille dans une atmosphère remplie de joie, de rires et de partage », confie Fété Ngira-Batware Kimpiobi, directrice générale de Sofifran.
Cette célébration illustre ainsi la portée toujours actuelle de la fête des Mères, bien au-delà de ses origines historiques. Entre reconnaissance, rassemblement et transmission, cette journée demeure une occasion privilégiée de souligner le rôle essentiel des mères au sein des familles et des communautés.
Photo (Crédit Sofifran) : De nombreuses mamans ont célébré cette journée avec Sofifran.







