Le 11 octobre, la Journée internationale de la fille souligne leurs droits et les inégalités qui persistent dans de nombreuses régions du monde. Instituée par l’Assemblée générale des Nations Unies en décembre 2011, cette journée est célébrée depuis 2012. Elle vise à sensibiliser la population aux difficultés particulières que rencontrent les filles et à encourager des actions concrètes pour leur permettre de grandir dans un environnement sécuritaire, inclusif et respectueux de leurs libertés.
L’accès à une éducation de qualité demeure l’un des enjeux centraux de cette mobilisation. L’école permet aux filles d’acquérir des connaissances, de développer leur autonomie et d’élargir leurs perspectives. Pourtant, la pauvreté, les conflits, les discriminations et certaines normes sociales continuent de limiter les possibilités de plusieurs d’entre elles. Garantir leur accès à l’éducation, favoriser leur maintien à l’école et leur offrir un environnement propice à l’apprentissage sont autant de moyens de soutenir leur développement et leur participation à la société.
La protection des filles constitue également une priorité. Les violences fondées sur le genre, les mariages précoces et forcés ainsi que les obstacles à l’accès aux soins peuvent compromettre leur santé, leur sécurité et leur avenir. Selon les Nations Unies, plus de 12 millions de filles sont mariées avant l’âge adulte chaque année. Cette réalité rappelle l’importance de renforcer les mesures de prévention, de soutenir les familles et les communautés et de garantir aux filles la possibilité de faire leurs propres choix.
Au-delà des difficultés, cette journée est aussi l’occasion de reconnaître le potentiel, les talents et le leadership des filles. Dans les domaines de l’éducation, des sciences, de la culture, du sport et de l’engagement communautaire, elles contribuent activement à faire évoluer les mentalités et à proposer des solutions aux défis de leur époque. Leur donner la parole et les associer aux décisions qui les concernent permet de mieux répondre à leurs besoins et de renforcer leur confiance en elles.
En 2026, les Nations Unies placent la célébration sous le thème Mettons fin au mariage d’enfants et investissons dans les droits des filles! Cette orientation souligne la nécessité d’intensifier les efforts pour protéger les filles, soutenir leur éducation et leur permettre de construire leur avenir librement.
Pour Cornélie Mwenyi Mbaya, directrice générale du Carrefour des femmes du Sud-Ouest de l’Ontario, la célébration de cette journée revêt une importance particulière. « Depuis mon enfance, j’entends un proverbe africain qui dit : Éduquer une jeune fille, c’est éduquer toute une nation, c’est transformer l’avenir! Souligner cette journée, c’est reconnaître et valoriser les capacités, le potentiel et le leadership des jeunes filles. Trop souvent perçue comme vulnérable, une fille ne doit pas être définie par ses limites, mais plutôt par les possibilités qui s’offrent à elle. Célébrer cette journée, c’est aussi promouvoir l’égalité entre les filles et les garçons, en veillant à ce qu’ils bénéficient des mêmes chances d’accéder à l’éducation, d’intégrer le marché du travail et de contribuer pleinement au développement de la société. »
La Journée internationale de la fille rappelle ainsi que l’égalité des chances ne doit pas être un privilège, mais une réalité accessible à toutes. Les gouvernements, les établissements scolaires, les organismes communautaires et les familles ont un rôle à jouer pour faire progresser leurs droits. Au-delà du 11 octobre, la sensibilisation, l’éducation et la mobilisation collective demeurent essentielles pour bâtir des communautés où chaque fille peut s’épanouir, réaliser ses ambitions et participer pleinement à la société.
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Photo : La Journée internationale de la fille rappelle que l’égalité des chances ne doit pas être un privilège, mais une réalité accessible à toutes. (Photo : pexels.com)




