Olaïsha Francis
Environ 190 incendies étaient actifs en Ontario à la mi-juillet, avec près de 735 000 hectares brûlés et environ 1800 personnes évacuées dans des communautés du Nord-Ouest. L’été 2026 aura rappelé que les conséquences d’un incendie de forêt ne s’arrêtent pas nécessairement aux limites de la région où les flammes progressent.
Les feux de forêt qui ravagent le Nord-Ouest ontarien ont entraîné plusieurs épisodes de mauvaise qualité de l’air. Transportée par les vents sur des centaines de kilomètres, la fumée a atteint la région du Sud, ce qui a poussé les autorités à multiplier les avertissements sanitaires et inviter la population à limiter ses activités extérieures lors des périodes les plus critiques.
Le phénomène a été particulièrement visible à Toronto. Le 15 juillet, le ciel de la métropole a pris une teinte orangée alors que la concentration de fumée augmentait dans l’atmosphère. La qualité de l’air y a atteint un niveau préoccupant, la ville figurait au sommet du classement mondial des grandes villes présentant la plus mauvaise qualité de l’air, selon IQAir, rapportées ce jour-là. L’Indice de la cote air santé (ICAS) était de 10+, soit un niveau de risque très élevé.
Les répercussions ne se sont toutefois pas limitées à la région torontoise. Des secteurs du Centre-Sud-Ouest ont également été touchés. Le 17 juillet, Environnement et Changement climatique Canada a émis un avertissement orange pour plusieurs secteurs, notamment Hamilton, Kitchener-Cambridge et Halton Hills-Milton. La fumée provenant des incendies du Nord-Ouest entraînait alors une qualité de l’air jugée très mauvaise ainsi qu’une visibilité réduite.
Ces épisodes peuvent entraîner des conséquences importantes sur la santé. Une exposition à la fumée peut provoquer une irritation des yeux, du nez et de la gorge, des maux de tête ou encore une toux légère. Les personnes âgées, les jeunes enfants, les femmes enceintes, les personnes atteintes de maladies chroniques ainsi que celles souffrant de problèmes cardiaques ou pulmonaires figurent parmi les groupes les plus vulnérables.
Face à ces conditions, les autorités recommandaient de surveiller régulièrement l’Indice de santé de la qualité de l’air et d’adapter ses activités en conséquence. Lorsque le risque augmente, il a été conseillé de réduire ou de reporter les efforts physiques à l’extérieur.
Au 21 juillet, plusieurs secteurs du sud de la province, dont Brampton, Hamilton, Toronto et Windsor, se trouvaient à un niveau de risque modéré, avec un indice de 4. Une amélioration était toutefois prévue pour les jours suivants, avec un retour à un niveau de risque faible dans plusieurs régions.
Ces fluctuations illustrent une réalité désormais familière pour de nombreux Ontariens. Même éloignés des zones directement touchées par les flammes, les résidents peuvent ressentir les effets des incendies. En ce mois de juillet, la fumée aura ainsi rappelé que la qualité de l’air constitue elle aussi un enjeu à surveiller lorsque les feux de forêt se multiplient dans la province.
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Photo : La qualité de l’air à Toronto a atteint son plus bas niveau le 15 juillet. (Crédit : Ville de Toronto)




