Chrismène Dorme
Chaque année, le Canada – tout comme de nombreux pays à travers le monde – célèbre avec joie le Mois de la Francophonie. La période du 1er au 31 mars met à l’honneur la richesse et le dynamisme de la langue française. Elle souligne également la contribution essentielle des francophones au patrimoine culturel et à la vie sociale.
Bien plus qu’un simple rendez-vous annuel, le mois de mars rappelle que le français reste un pilier fondamental de la diversité canadienne.
Selon le recensement de 2021, près de 37 millions de personnes vivent au Canada, et 22 % d’entre elles ont le français comme première langue officielle. Près de 10,7 millions de Canadiens sont capables de converser en français. Ces chiffres témoignent non seulement de l’importance de la francophonie au pays, mais aussi de son dynamisme et de sa vitalité. D’une province à l’autre, les communautés francophones participent activement à la vie économique, culturelle et sociale, et renforcent le caractère bilingue du Canada.
Pour cette 28e édition, les Rendez-vous de la Francophonie multiplient les initiatives. En Ontario, la mobilisation s’annonce particulièrement riche et diversifiée, avec des activités qui mêlent culture, jeunesse, sport et réseautage professionnel. L’objectif? Favoriser les échanges, promouvoir le français et créer des espaces de rencontre pour tous les citoyens de la province.
Côté artistique, l’Alliance française de Toronto accueillera une exposition pour mettre en lumière des talents francophones et encourager le dialogue interculturel. Les amateurs de musique auront aussi de quoi se réjouir, notamment avec le concert de Mimi O’Bonsawin, le vendredi 27 mars. Cette artiste franco-ontarienne d’origine abénaki est reconnue pour son univers folk empreint de sensibilité et d’authenticité. Ces rendez-vous offrent au public une belle occasion de découvrir, ou redécouvrir, la scène francophone contemporaine.
La jeunesse occupe une place centrale dans les festivités. Une foire des carrières permettra aux étudiants et jeunes professionnels d’explorer les opportunités qu’offre le bilinguisme sur le marché du travail. Des ateliers variés, telle une initiation à la danse africaine, viendront enrichir l’expérience des participants. Et le sport ne sera pas en reste : un tournoi de soccer se tiendra au campus Glendon de l’Université York, un lieu reconnu pour son engagement envers l’éducation bilingue et les échanges internationaux.
Le Mois de la Francophonie est aussi un espace de réflexion et de rencontres. Des déjeuners-conférences, organisés par l’Université de l’Ontario français le 5 mars et par le Club canadien le 25 mars, réuniront leaders économiques et universitaires ainsi que la communauté pour discuter des enjeux liés au bilinguisme et à l’innovation.
En réunissant citoyens, artistes, entrepreneurs et étudiants, le Mois de la Francophonie rappelle que le français est un levier d’inclusion, un moteur de créativité et un symbole d’ouverture sur le monde. En Ontario, comme ailleurs au Canada, mars devient ainsi un moment fort pour fêter une francophonie plurielle, engagée et vivante, bien au-delà d’une simple célébration linguistique.
Photo : Mimi O’Bonsawin sera en concert le 27 mars à l’Alliance française de Toronto (Crédit : archives Le Métropolitain)







